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4.9.09 11:17


Des nouvelles!

ça fait bien longtemps, hein...

Nous voilà presque au mois de mai, et ma petite Zik va prendre son envol dans la série des blue Cerises Une belle aventure à 4 auteurs, chacun créant un personnage d'ados...
Les personnages ont fait connassance, sont devenus potes, des nouvelles sont nées.
Et nous, les quatre auteurs des blue cerises, nous sommes devenus amis!
Nous avons décidé de respecter une unité de temps, la première série de quatre nouvelles se passe fin octobre, Zik est à Paris, elle est un peu cafardeuse, se rend sans enthousiasme à la fête de Satya.
Violette est partie pour les Corbières, et Amos semble bien préoccupé...


Selon la nouvelle que vous lirez, vous en saurez plus sur les soucis, les rêves et les dérives de chaque personnages...

Et si ça vous branche, vous pouvez aussi vous rendre sur leurs blogs

Zik, Amos, Violette, et Satya.
19.4.09 18:26


débat

La grande question en littérature jeunesse, c'est:

"Est-ce que vous pensez à vos lecteurs lorsque vous écrivez?"

Certains s'offusquent: "Comment, mes lecteurs, penser à eux? Que nenni!"

Il y en a qui répondent d'un ton rêveur:

"Nan, je pense rien qu'à moi, quand j'écris, au mieux, j'écris pour l'enfant que j'ai été"

Certains précisent : "Moi? j'écris pour ma fille, ou mon petit-fils"

D'autres disent : Je fais une oeuvre, Moi, peu me chaut d'écrire pour enfants ou adultes...

Mais quelques uns protestent:

"Mais si, ils faut s'adresser aux petits nenfants, selon leur âge, leurs centres d'intérêt, leur niveau d'apprentissage... Faire autrement est irresponsaaable..."

Et moi?

Moi quand j'écris, je pense à mes personnages.

S'ils sont enfants, je leur fais vivre des histoires d'enfants, s'ils sont ados, ils font les fous aux marges de l'interdit...

Je pense à mes personnages, tout le temps, car ils sont mes amis, mes enfants, et leur sort m'importe. 

 

 

 

22.12.08 10:47


Je facebouquine

Entre deux. Entre deux bouquins, entre deux projets, entre deux salons, entre deux rencontres... Pas le moment de commencer quoi que ce soit, alors je rôde sur Facebook.

Oh, j'ai mis du temps à m'y intéresser. Je ne comprenais pas à quoi ça servait, ch'savais pas quoi dire, et puis... et puis, l'inaction, l'attente, je suis entrée dans ce grand réseau bruissant de non activité.

Chez moi c'est calme, et rien n'avance en ce moment. Tout suit son cours, avec la lenteur des grands paquebots.

Sur FB, il y a toujours quelque chose qui se passe, quelqu'un écrit sur mon "mur", un autre bavarde avec moi quelques minutes dans la petite fenêtre à droite de l'écran. On pense à moi, je ne suis plus seule. J'existe.

Et puis les réseaux justement. Si je traine sur ceux des "jeunes", ce ne sont que défis rigolards, ça sent la clope, la moiteur des sorties de fiesta, ça pogote à donf  pendant les concerts de potes, ça taille les profs.  Sur celui des cadres de la finance, rien à voir, ça confraternise, around the world,   je m'ennuie un peu. Je n'ai pas encore trouvé celui du troisième âge, tilleul, Scrabble et généalogie... mais il doit bien exister des cyber-mamies de par le monde.

Et puis, talam! s'ouvre à mes yeux éblouis celui de la littérature.

Comment pénétrer dans ce réseau ? Eh bien, c'est simple. Les amis de mes amis...

On dit qu'aux États-Unis, 5 personnes suffisent pour relier le paysan du Nebraska à la Maison-Blanche. Alors entre un auteur et son (futur) éditeur, il n'y a que l'épaisseur d'un octet.

Tout ça, c'est copinage et compagnie, comme dirait Wrath !

19.11.08 17:37


Coming out

Parce que la dizaine de personnes qui lit mon blog le sait déjà.

Parce qu'il suffit de taper "Pibole" sur google pour deviner mon identité

Parce que, décidément, je ne suis pas méchante, et que j'ai l'habitude d'assumer ce que j'écris.

Parce que je suis très fière de l'ageasson que voici:

 

 

Une histoire de pie comme il se doit.

De Paris à la région lyonnaise en passant par l'île de la Réunion et Grenade, nombreux sont les lieux où j'ai eu plaisir à nicher mes histoires. Je ne saurais pas bien raconter une aventure dont je ne me représenterais pas le paysage. La plupart de mes livres se passent “ailleurs”.

Oui, jusqu'à présent, je n'avais jamais écrit sur mon pays natal.

C'est peut-être la maladie de ma mère qui a été le déclencheur de l'histoire de Paul et de sa pie. Désormais, notre maison familiale était déserté, plongeant dans le silence nos souvenirs d'enfance.

J'y ai donc installé toute une petite famille heureuse. Les mots occitans se sont imposé, irrigant le parler de Paul et de ses parents.

 Le nid n’était plus vide. À nouveau, la silhouette du père courbée sur nos vignes, une nichée affamée, dorée de soleil, se rassemblant au cri d'une mère, éternellement jeune : « à taaaaable…»
 

1.11.08 19:45


Goujat (suite)

Donc, je laisse passer un mois, histoire de tourner 77 fois 7 fois  mes doigts sur le clavier.

Au bout de ce temps, je me dis que tout de même, je n'ai pas envie d'en rester là, et que cet éditeur mérite quelques précisions.

Je lui envoie donc ceci:

G...
J’ai laissé passer le temps pour que retombe la tension à la suite de l’abandon brutal de notre projet commun. Toutefois, avec le recul, je m’aperçois qu’un certain nombre de choses me restent sur le cœur.
La publication par votre petite maison témoignait de mon soutien au courageux travail d'un petit éditeur.

Sans doute votre retard à envoyer le contrat présageait, lui, votre manque d’investissement.
Certes, vos difficultés personnelles expliquaient en partie ce retard ; mais vous n’avez fait aucune relecture, aucun retour sauf une demande assez discourtoise dans le ton de retirer les balises word du texte. Tout annonçait que vous ne vouliez pas gaspiller de temps à ce projet. Je ne savais pas encore que vous ne vouliez pas non plus le payer son prix.

Il est d’usage dans la petite édition de ne pas avancer d’à-valoir. En contrepartie, les pourcentages sont en principe plus importants. La T..., si j’ose dire voudrait le beurre et l’argent du beurre.
Bien sûr, vous trouverez toujours des auteurs prêts à payer pour être publiés, ou à travailler gratuitement. Mais sont ils autre chose que des écrivains amateurs? Ils oublient que l’édition est un secteur de l’économie, et que l’éditeur paye ses autres fournisseurs. Il doit donc aussi prendre en compte la rémunération de l’auteur dans ses comptes prévisionnels, sous peine de ne travailler qu’avec du second choix, voire à la limite du compte d’auteurs.
Je crois qu'il serait plus sage de laisser à d'autres le secteur du roman.  Pas rentable, certes, mais surtout gourmand en temps et en passion. On ne défend bien que ce que l’on aime, et les livres ont besoin d’être portés par un enthousiasme commun.

Pour finir, je tiens à vous dire que j’ai été choquée par la manière désinvolte, voire insultante que vous avez eu d’abandonner le projet. Un mot bref, pas de négociations possibles, le mépris absolu. Ça, ça ne passe pas. Chacun d’entre nous doit assumer ses choix et a droit en retour à être traité correctement.

Ce que vous avez oublié de faire. Vous n’aurez pas le sourire de la crémière.

 

La réponse ne se fait pas attendre: 

Madame

j'ai la fierté d'être un des rares éditeurs de la région à payer ses auteurs.

Mais pas sous la contrainte et à n'importe quel prix.

Je donne à tout le monde un prix, y compris mes fournisseurs qui le savent et je ne rediscute jamais, car je donne toujours celui que j'estime juste. Certains travaillent avec moi depuis 16 ans ; c'est peut-être qu'ils s'y retrouvent !

Votre mail est un mensonge, je n'ai jamais été agressif ou désinvolte mais je gère actuellement plus de 30 livres en parallèle dont 16 vont paraitre en octobre et novembre.

Allez donc publier chez Bayard ou Milan.

Cordialement
G...

Ben dis donc, pour quelqu'un qui se disait dépressif et malade... 30 bouquins en parallèle, ouahou quel homme!

Pourquoi la publication  sur ce blog  de cet échange aigre-doux?

Pour que vous compreniez bien, chers auteurs , que certains petits éditeurs vous traitent plus mal que leurs fournisseurs. Ils n'oublieront pas de payer le papier de leurs publications, mais estimeront qu'ils vous font une faveur en vous  éditant.

Si vous acceptez n'importe quoi, vous les conforterez dans cette attitude. Lisez vos contrats, et sachez dire non. Comme pour le reste.

Amen.

28.10.08 23:06


Plaquée!

Bon, je sais, j'ai trainé, j'avais pas envie d'écrire, et tout ça. Le blog, c'est dévorant, et quand on bosse un roman, on a du mal à prendre du recul.

Vous vous souvenez de ce lent travail d'épouillage  sur un vieux texte, le premier en fait que j'avais écrit? Vous vous rappelez qu'un petit éditeur me le prenait?

Bon, à la fin du printemps, tout beau, tout propre, fleurant bon l'eau de Cologne,  et un petit noeud virtuel sur la liasse non moins virtuelle de mes phrases savamment agencées, donc je l'ai renvoyé à ce fameux éditeur.

J'attendais, bien sûr, quelques corrections, quelques remarques sur le fond.  Au bout d'une quinzaine, j'ai  relançé par téléphone. "Non, non, pas de problème, le manuscrit part  à la correction". Puis un mail affolé a suivi: Quoi? j'avais envoyé un fichier word, avec des enrichissements? (sauts de page, alinea, et tout le blabla). J'étais priée de nettoyer toutes mes saletés et de renvoyer un manuscrit propre, non mais.

 Un peu surprise, tout de même , je me suis exécutée. Il faut bien se souvenir que grâce à l'informatique individuelle, les éditeurs ont fait quelques économies de saisie. Il est rare, qu'en plus, ils demandent des spécialités.

 

Donc, un mois passe, pas de nouvelles, et pas de contrat. l'été s'installe, je ne bouge pas, et à la rentrée je viens aux nouvelles.

- Oh, ma pauvre dame, j'ai eu tant de soucis personnels, j'ai cru que j'allais pêter les plombs, tout envoyer bouler... Ma vie est un désastre... Ma femme vient de me quitter.

Je console, je revigore, pour finir, je rappelle finement que le travail est un grand consolateur... et au fait... hum... ce contrat?

 Une semaine après le dit papier arrive et là, oh surprise.

Bien sûr, pas d'à valoir, ce qui n'a rien de surprenant dans le cadre de la petite édition. Mais, mais... dans ce cas-là, le pourcentage est plus important? 5%, c'est rien.

pour ce prix, on me demande de participer à 5 salons régionaux, et à pondre une fois 20 lignes, une fois 40 à des fins publicitaires. 

Là, pour le coup, je fais le compte: pas de travail éditorial en amont, pas d'à valoir, un pourcentage riquiqui, le rédactionnel promotionnel à ma charge, plus quelques actions commerciales gratuites... heu... à part avancer le prix du papier, il sert à quoi, l'éditeur?

Alors, je prends ma plus belle plume emailienne, et j'envoie ceci:

Cher G...
je viens de prendre connaissance du contrat que vous m'avez envoyé, et bien sûr, il y a quelques points qui coincent.

Le premier, et le plus douloureux est celui du pourcentage de DA.  5% est très insuffisant dans le cadre  d'une publication sans à-valoir. En règle générale, je ne demande pas moins de 8%, d'emblée, et une progression du pourcentage. Mais bon, j'ai envie de travailler avec vous, voilà ce que je vous propose:

6% jusqu'à 1000ex
8% de 1001 à 3000
10% après 3000 exemplaires.

2) Je ne veux pas m'engager par contrat à participer à 5 rencontres ou salons.  tout d'abord parce que je suis surchargée, d'autre part parce que l'année prochaine, avec mon actualité , je vais chaque fois promouvoir  "Loin du nid" et par là même, les éditions de la T...

3)De même, je ne veux pas m'engager par contrat sur la rédaction de deux textes de 10 ou 30 lignes à des fins publicitaires ou journalistiques. Ce sont des tâches qui ne nécessitent pas une telle  officialisation. Et surtout, il me semble plus judicieux que ce soit un travail collectif entre l'éditeur et l'auteur.

4) Les droits à adaptations cinématographiques doivent faire l'objet d'un contrat séparé, légalement. Du coup, cette phrase n'est pas valable. Mais bon, si jamais il y a adaptation prévue, pas de soucis,  on fera le contrat à ce moment là.

5) Vous avez l'intention de tirer à combien d'exemplaires? ce n'est pas indiqué dans le contrat.


Voilà. Rien de très grave, mais j'aime la transparence dans les relations contractuelles.
 

à quoi le monsieur me répond illico, sans barguigner ceci: 

Pibole, bonjour

J'en était sur. Eh bien tant pis. Etant donné que les romans publiés jusqu'à maintenant n'ont jamais dépassé 1000 ex vendus et que la rentabilité du roman est bien inférieure aux autres genres, on laisse tomber. Désolé.

Merci

Un peu soufflée, mais toujours conciliante, je lui réponds aimablement: 

Bonjour!

Et bien disons 5% jusqu'à 1000 et progressif pour la suite, comme ça vous ne prenez aucun risque
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allons, G..., un bon contrat doit toujours être négocié, c'est normal...

Bonne fin de dimanche

 

En effet, puisque dans le meilleur des cas, on ne dépasserait pas 1000, quel risque aurait-il pris en faisant du progressif après ces 1000 exemplaires vendus?

 

Demain, je vous raconterai la suite de nos échanges croquignolets.


27.10.08 16:42


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